• LE 04 JUIN , LES CHEMINOTS MANIFESTAIENT A PARIS

    Les cheminotes et les cheminots du  CALVADOS étaient présents !

    mnanif à Paris

     

    UNE RÉFORME SUR LE DOS DES CHEMINOTS ET DES USAGERS

     

    L’ouverture à la concurrence était un des piliers de la réforme ferroviaire de 2018. Sous couvert du 4e paquet ferroviaire et des politiques libérales prônées par l’Union européenne, le Gouvernement français l’a présentée comme un horizon indépassable et ne souffrant aucune discussion !

    De nombreuses régions ont depuis annoncé leur intention d’ouvrir les TER à la concurrence, qu’il s’agisse de PACA, des Hauts-de-France, du Grand Est ou de la Normandie, mais aussi l’État pour les TET dont il est l’autorité organisatrice. Cet « engouement » pour la concurrence est avant tout motivé par une volonté d’abaisser les coûts. Or, pour réduire la facture, les recettes des concurrents ne reposent pas sur l’innovation technologique, mais plutôt sur l’abaissement des droits sociaux et une polyvalence accrue.

    Quelles améliorations pour les usagers ? D’autant que ce sont les AOT (autorité organisatrice de transport) qui fixent et déterminent les dessertes, que le matériel roulant leur sera transféré, et que l’infrastructure est la même pour tous.

    Le Réseau n’est pas épargné, plus de 9 000 km de lignes pourraient sortir du réseau ferré national sous l’impulsion de dispositions en voie d’adoption dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités.

    Pourtant, la concurrence n’a en rien un caractère obligatoire, l’attribution directe à la SNCF reste une possibilité offerte par le règlement OSP (obligation de service public) de l’Union Européenne.

    Aujourd’hui plus que jamais, les cheminots subissent la violence de la politique d’entreprise menée à travers les polyvalences accrues, la mobilité imposée, les fermetures brutales, l’absence de parcours professionnels et de réelles formations.

    Les cheminots sont de plus en plus confrontés à la colère et l’incompréhension légitimes des usagers devant l’allongement des files d’attente, la désertification des gares et une nouvelle gamme tarifaire injuste.

    Les réorganisations pèsent comme une « épée de Damoclès » sur tous les métiers.

    La CGT, aux côtés des cheminots, revendique le maintien des guichets dans les gares et les boutiques.

    Une autre trajectoire est possible !